Et bien oui, il fallait si attendre!
Ah ah ah! Vous ne pensiez pas quand même y échapper?!

Scissor sisters, groupe né de la scéne underground new-yorkaise, est depuis 2004 un phénomene musical, plus particulièrement en Angleterre où leur premier album éponyme sorti en 2004 a fait un carton, 2, 4 millions d'exemplaire vendus. Leur disco pop a fait un malheur et preuve qu'ils n'étaient pas un phénoméne de mode passager, leur second opus sorti en septembre 2006 suivra le même chemin. Il installera même le groupe en France où leur single "I don't feel like dancin" pourra s'écouter sur plusieurs radios et où nous pourrons les voir dans tous les bons magazines de musique et sur quelques plateaux télés. Ils commencent même à se faire connaître aux Etats-Unis! Hé oui! Bien qu'américains, les Soeurs ciseaux, inclassables, ne sont pas prophétes en leur pays.Ouvertement gays et outranciers, ils réunissent autour d'eux un public disparates et pareillement conquis. Et preuve de leur appartenance au milieu très fermé des "grands de la musique", ils comptent parmis leurs fans Elton John, Bono, Paul McCartney, David Gilmour ex-Pink Floyd ou encore Roger Daltrey des Who, excusez du peu! Aujourd'hui, leur troisième album est attendu avec la même impatience chez leurs fans du monde entier.
Le groupe se compose dans un premier temps de Jake Shears (aka Jason Sellards) l'extraverti, ex-strip-teaser, performer et écrivain et de Babydaddy (Scott Hoffman) l'introverti, la tête pensante du groupe (aujourd'hui producteur). Deux caractères et physiques aux antipodes qui caractérisent bien le groupe : éclectisme et tolérance.

Babydaddy et Jake Shears
Mais le duo s'aperçoit qu'il lui manque une présence féminine et ils sont rejoints par Ana Matronic (Ana Lynch), l'unique présence féminine du groupe rencontrée dans les boîtes branchées et gays de la ville.
D'abord très électro, le trio souhaitera sonner plus "rock" et viendront encore s'ajouter au groupe le guitariste Del Marquis (Derek Gruen) qui pourtant les détesta lorqu'il vit la première fois leur show et dernier venu, le batteur et seul hétéro mâle du groupe Paddyboom (Patrick Seacor).

Del Marquis et Ana Matronic
Tout un symbole : c'est seulement 10 jour après le funeste 11 septembre 2001 que le groupe au complet donnera son premier concert. Si jusqu'alors c'est sans grande ambition que la bande travaillait, cet évènement dramatique sera pour eux un fabuleux booster. leur (nouvelle) philosophie: on peut mourir demain sans préavis, il faut vivre MAINTENANT.
Les 5 trublions composeront alors titre sur titre sans pour autant penser concrétement à faire un album. Ils se font d'abord connaître dans le milieu hype de la nuit grâce à leur reprise très "bee-gees" et décalée de "Comfortably numb" des Pink Floyd.
Et en 2004 sort leur premier album, un carton immédiat en Grande-Bretagne, grande amatrice de "freaks" et bizarroïdes en tous genres ! "Fait à la maison" il sonne brut. "Des titres efficaces tels que "Laura", "Take your mama" , "Tits on the radio" ou la torch song "Mary" les propulsent en haut des charts. Dans leurs chansons ils parlent de LEUR New-York décalé et décadent et fustige leur ancien maire Rudy Giuliani qui a débarassé la ville de tous les lieux "filthy, nasty and disgusting" transformant la 42ème rue autrefois haut lieu de la décadence festive en "bonne rue à sa mémére". Un peu notre pigalle à nous.
Ils sont aussi reconnus pour leurs concerts, véritables shows interactifs où le public est mis à contribution à 50%. En effet, le spectacle est autant sur scéne que dans la salle, il suffit de regarder leur premier DVD live "we are scissor sisters and so are you" capté au Brighton Dôme. Scissor sisters et public sont réguliérement déguisés. Spotlights, boules à facettes et performances en veux-tu-en-voilà sont les ingrédients indispensables de leurs shows à chaque fois uniques. En 2005 ils raflent trois Brit Awards au nez des Coldplay et autres groupes pourtant estampillés pur rosbeef. C'est donc un doux euphémisme de dire que leur deuxième album était attendu au tournant et le pari est réussi!
Avec la même recette qui consiste à mélanger tous les styles, toutes les sonorités, Scissor Sisters nous concoctent pourtant un disque homogène fait pour la fête et l'éclate tout en ayant des paroles très intimistes voire parfois sombres.
Car ne vous fiez donc pas aux apparences très glam et un peu superficielles des costumes et de la musique, Scissor sisters ont aussi des choses à dire. Comme dans la disco des années 70, les paillettes et les strass cachent parfois désespoir et désillusion. Ils parlent de la mort (notamment de celle de Mary, meilleure amie de Jake, morte d'un anévrisme avant le succès du groupe).
Le premier single de cet album "I don't feel like dancin" (je n'ai pas envie de danser) est ainsi un furieux paradoxe entre sa mélodie disco et ses paroles, en gros l'histoire d'un type qui préfére rester au fond de son lit. Une allusion à peine déguisé à la dépression de Jake après leur longue tournée, loin de chez eux et de ceux qu'ils aimaient. Et ainsi sous ses airs très dansants, "She's my man" parle des ravages du cyclone Katrina ("Notre "We are the world" à nous " ironise Del Marquis).
Du pur disco de "I don't feel like dancin" avec la présence, s'il vous plaît, d'Elton John au piano, au déchirant "Land of a thousand word" , hommage au générique des James Bond en passant par le ragtime de "I can't decide", Scissor Sisters n'ont pas peur de tout (re)visiter et d'emprunter sans complexe et sans mauvaise foi à leurs idoles.
Une grande tournée suit cet album qui passera par l'Olympia en avril 2007 et en mai au Zénith de Paris. Inutile de préciser que j'y étais et que c'était... DÉMEEEEEEENT!!!! Mais aussi au célèbre 02 de Londres, concerts filmés qui donneront un dvd live "Hurrah-A year of Ta-Dah" accompagné d'un documentaire sur la vie en tournée du groupe.

Photo de moi: Olympia de Paris, 23 avril 2007

Zénith de Paris, 30 mai 2007
À la fin de cette loooooongue tournée, le groupe prend des vacances bien mérités avant de rentrer en studio pour l'album number three. En cours de route, une nouvelle afflige les fans Paddyboum, déjà absent d'une partie de la tournée suite au décès de sa maman, quitte définitivement le groupe. OUIIIIIIIIN!!!!
Mais cela ne minera pas la détermination du groupe de faire THE album qui certes se fait attendre mais s'annonce génial. Pour faire patienter leurs fans, depuis quleques mois, le groupe balance vidéos énigmatiques, photos de sessions studio et messages audios sur leur site officiel. ON N'EN PEUT PLUUUUUUUUUUUS!!!!!
Amis du bon goût et de la sobriété, passez votre chemin sous peine de succomber à une crise cardiaque foudroyante. Mais si vous aimez le kitsch assumé, le fun et l'hystérie, jetez-vous sur cet album qui redonnerait joie et bonne humeur aux plus déprimés. Avec des influences aussi diverses que le Horror Picture Show, le magicien d'Oz, Disney ou le Muppets show, vous devinez aisément qu'avec eux on ne peut pas s'ennuyer!

Scissor sisters, groupe né de la scéne underground new-yorkaise, est depuis 2004 un phénomene musical, plus particulièrement en Angleterre où leur premier album éponyme sorti en 2004 a fait un carton, 2, 4 millions d'exemplaire vendus. Leur disco pop a fait un malheur et preuve qu'ils n'étaient pas un phénoméne de mode passager, leur second opus sorti en septembre 2006 suivra le même chemin. Il installera même le groupe en France où leur single "I don't feel like dancin" pourra s'écouter sur plusieurs radios et où nous pourrons les voir dans tous les bons magazines de musique et sur quelques plateaux télés. Ils commencent même à se faire connaître aux Etats-Unis! Hé oui! Bien qu'américains, les Soeurs ciseaux, inclassables, ne sont pas prophétes en leur pays.Ouvertement gays et outranciers, ils réunissent autour d'eux un public disparates et pareillement conquis. Et preuve de leur appartenance au milieu très fermé des "grands de la musique", ils comptent parmis leurs fans Elton John, Bono, Paul McCartney, David Gilmour ex-Pink Floyd ou encore Roger Daltrey des Who, excusez du peu! Aujourd'hui, leur troisième album est attendu avec la même impatience chez leurs fans du monde entier.
Le groupe se compose dans un premier temps de Jake Shears (aka Jason Sellards) l'extraverti, ex-strip-teaser, performer et écrivain et de Babydaddy (Scott Hoffman) l'introverti, la tête pensante du groupe (aujourd'hui producteur). Deux caractères et physiques aux antipodes qui caractérisent bien le groupe : éclectisme et tolérance.

Babydaddy et Jake Shears
Mais le duo s'aperçoit qu'il lui manque une présence féminine et ils sont rejoints par Ana Matronic (Ana Lynch), l'unique présence féminine du groupe rencontrée dans les boîtes branchées et gays de la ville.
D'abord très électro, le trio souhaitera sonner plus "rock" et viendront encore s'ajouter au groupe le guitariste Del Marquis (Derek Gruen) qui pourtant les détesta lorqu'il vit la première fois leur show et dernier venu, le batteur et seul hétéro mâle du groupe Paddyboom (Patrick Seacor).

Del Marquis et Ana Matronic
Tout un symbole : c'est seulement 10 jour après le funeste 11 septembre 2001 que le groupe au complet donnera son premier concert. Si jusqu'alors c'est sans grande ambition que la bande travaillait, cet évènement dramatique sera pour eux un fabuleux booster. leur (nouvelle) philosophie: on peut mourir demain sans préavis, il faut vivre MAINTENANT.
Les 5 trublions composeront alors titre sur titre sans pour autant penser concrétement à faire un album. Ils se font d'abord connaître dans le milieu hype de la nuit grâce à leur reprise très "bee-gees" et décalée de "Comfortably numb" des Pink Floyd.
Et en 2004 sort leur premier album, un carton immédiat en Grande-Bretagne, grande amatrice de "freaks" et bizarroïdes en tous genres ! "Fait à la maison" il sonne brut. "Des titres efficaces tels que "Laura", "Take your mama" , "Tits on the radio" ou la torch song "Mary" les propulsent en haut des charts. Dans leurs chansons ils parlent de LEUR New-York décalé et décadent et fustige leur ancien maire Rudy Giuliani qui a débarassé la ville de tous les lieux "filthy, nasty and disgusting" transformant la 42ème rue autrefois haut lieu de la décadence festive en "bonne rue à sa mémére". Un peu notre pigalle à nous.
Ils sont aussi reconnus pour leurs concerts, véritables shows interactifs où le public est mis à contribution à 50%. En effet, le spectacle est autant sur scéne que dans la salle, il suffit de regarder leur premier DVD live "we are scissor sisters and so are you" capté au Brighton Dôme. Scissor sisters et public sont réguliérement déguisés. Spotlights, boules à facettes et performances en veux-tu-en-voilà sont les ingrédients indispensables de leurs shows à chaque fois uniques. En 2005 ils raflent trois Brit Awards au nez des Coldplay et autres groupes pourtant estampillés pur rosbeef. C'est donc un doux euphémisme de dire que leur deuxième album était attendu au tournant et le pari est réussi!
Avec la même recette qui consiste à mélanger tous les styles, toutes les sonorités, Scissor Sisters nous concoctent pourtant un disque homogène fait pour la fête et l'éclate tout en ayant des paroles très intimistes voire parfois sombres.
Car ne vous fiez donc pas aux apparences très glam et un peu superficielles des costumes et de la musique, Scissor sisters ont aussi des choses à dire. Comme dans la disco des années 70, les paillettes et les strass cachent parfois désespoir et désillusion. Ils parlent de la mort (notamment de celle de Mary, meilleure amie de Jake, morte d'un anévrisme avant le succès du groupe).
Le premier single de cet album "I don't feel like dancin" (je n'ai pas envie de danser) est ainsi un furieux paradoxe entre sa mélodie disco et ses paroles, en gros l'histoire d'un type qui préfére rester au fond de son lit. Une allusion à peine déguisé à la dépression de Jake après leur longue tournée, loin de chez eux et de ceux qu'ils aimaient. Et ainsi sous ses airs très dansants, "She's my man" parle des ravages du cyclone Katrina ("Notre "We are the world" à nous " ironise Del Marquis).
Du pur disco de "I don't feel like dancin" avec la présence, s'il vous plaît, d'Elton John au piano, au déchirant "Land of a thousand word" , hommage au générique des James Bond en passant par le ragtime de "I can't decide", Scissor Sisters n'ont pas peur de tout (re)visiter et d'emprunter sans complexe et sans mauvaise foi à leurs idoles.
Une grande tournée suit cet album qui passera par l'Olympia en avril 2007 et en mai au Zénith de Paris. Inutile de préciser que j'y étais et que c'était... DÉMEEEEEEENT!!!! Mais aussi au célèbre 02 de Londres, concerts filmés qui donneront un dvd live "Hurrah-A year of Ta-Dah" accompagné d'un documentaire sur la vie en tournée du groupe.

Photo de moi: Olympia de Paris, 23 avril 2007

Zénith de Paris, 30 mai 2007
À la fin de cette loooooongue tournée, le groupe prend des vacances bien mérités avant de rentrer en studio pour l'album number three. En cours de route, une nouvelle afflige les fans Paddyboum, déjà absent d'une partie de la tournée suite au décès de sa maman, quitte définitivement le groupe. OUIIIIIIIIN!!!!
Mais cela ne minera pas la détermination du groupe de faire THE album qui certes se fait attendre mais s'annonce génial. Pour faire patienter leurs fans, depuis quleques mois, le groupe balance vidéos énigmatiques, photos de sessions studio et messages audios sur leur site officiel. ON N'EN PEUT PLUUUUUUUUUUUS!!!!!
Amis du bon goût et de la sobriété, passez votre chemin sous peine de succomber à une crise cardiaque foudroyante. Mais si vous aimez le kitsch assumé, le fun et l'hystérie, jetez-vous sur cet album qui redonnerait joie et bonne humeur aux plus déprimés. Avec des influences aussi diverses que le Horror Picture Show, le magicien d'Oz, Disney ou le Muppets show, vous devinez aisément qu'avec eux on ne peut pas s'ennuyer!
Clip de "Laura" le premier tube
Dernière édition par millie le Mar 8 Déc - 21:46, édité 3 fois















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Je vais pouvor créer plein de topics sur eux. 
